Contre le maintien du status quo
Un Torontois sur deux, un Montréalais sur trois, un Calgarien sur quatre, un Winnipégois sur six et un Kingstonien sur sept. . . sont venus d’un autre pays pour s’établir au Canada.
D’ici vingt ans, un Canadien sur trois sera membre d’une minorité visible.
Toutes les données démographiques que nous possédons s’accordent: nous avons changé, nous changeons. Le Canada poursuit une transformation démographique profonde. Le pays où l’expression «village global» a été utilisée pour la première fois devient exactement ce que celle-ci signifie: un peuple local issu de diverses cultures créé à l’image du globe. En fait, Statistique Canada prévoit qu’un Canadien sur quatre sera d’origine étrangère en 2031. La population de la ville de Toronto, la plus grande du pays, sera alors constituée d’une majorité prépondérante de «minorités visibles.» Ce changement nous posera des défis tout en ouvrant des perspectives nouvelles. Ceci est d’autant plus vrai pour Kingston, une petite ville qui essaie de prospérer dans un monde immense et diversifié.
Les statisticiens et les démographes nous ont déjà montré le chemin: l ‘étude de Statistique Canada mentionnée ci-dessus prévoit un changement considérable à Kingston et un décalage croissant entre Kingston et les villes plus grandes du Canada du point de vue de la diversité de leurs habitants. Dans la région de Kingston, le rapport prévoit plus précisément qu’il n’y aura qu’une petite augmentation de la proportion de la population née à l’étranger (de 12% en 2006 à 14% en 2031). Par contre, le pourcentage de membres issu de minorités visibles augmentera de façon plus marquée (de 6% en 2006 à 11% en 2031). Même si la taille de la population immigrante ne changera pas beaucoup, la composition ethnique de celle-ci changera de manière radicale. Les arrivants d’Europe d’il y a une ou deux générations seront succédés par des Asiatiques, des Africains et par des personnes originaires des Amériques. Cependant, ce changement est mineur en comparaison avec la transformation de nos grandes villes. Les différences de composition démographique entre Kingston et des villes telles que Toronto, Ottawa ou même Waterloo et Windsor, ne fera qu’augmenter, si l’étude en question s’avère exacte.
Mais nous pouvons agir sur ce point si nous comprenons l’importance d’attirer de nouveaux arrivants pour que ceux-ci s’intègrent à notre communauté. Nous pourrions rester les bras croisés à ne rien faire en pensant que Kingston s’en sortira à l’aide de ses institutions publiques et de son charme historique. Mais le choix judicieux consiste à commencer à travailler tout de suite pour s’assurer que Kingston participera à ce changement culturel qui contribuera à sa prospérité, son dynamisme et sa diversité.

